Fiche technique
  • À partir de 1 950 €
  • Collection : Executive Briefing
  • Rédigée en français
  • Publiée en Octobre 2011
  • 141 pages
  • Format disponible :
PDF



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Expert du pôle Agroalimentaire

Cécile DESCLOS
Tel : 01 49 53 89 16



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Les stratégies de relance de l’hypermarché en France

Repenser le modèle économique de l’hypermarché

Une étude de marché pour :
• Disposer des chiffres clés des hypermarchés en alimentaire et non-alimentaire
• Comparer les stratégies et les performances des groupes de grande distribution sur les hypermarchés
• Identifier les leviers de relance de l’hypermarché
• Connaître le modèle économique gagnant de demain

Présentation
Plan de l'étude
Entreprises analysées
Les hypermarchés, malgré leurs difficultés structurelles, restent le format dominant de la distribution
Les indépendants et Auchan montrent une meilleure résistance sur le format hypermarché
Les hypermarchés rencontrent des difficultés structurelles en France : stagnation du panier moyen, baisse de la fréquentation, baisse de la rentabilité au m2. Cette fin de cycle du format hypermarché traduit la mutation de la grande distribution de l’ « hyperchoix » à l’ « hyperproximité ». Au niveau mondial, les distributeurs français sont à la traîne, fragilisés par leur activité française et leur rentabilité est désormais plus forte à l’étranger.

Néanmoins, dans les faits, l’hypermarché, format originel de la grande distribution à la française, demeure le format dominant malgré les critiques et les difficultés. Il continue à constituer le bras armé des enseignes en permanente rivalité de parts de marché et car le prix reste le nerf de la guerre. Dans un contexte de contraction du pouvoir d’achat, les enseignes n’hésitent pas à renforcer leurs dispositifs promotionnels.

Auchan et les indépendants, Leclerc et dans une moindre mesure Système U, tirent leur épingle du jeu grâce à une stratégie constante en terme d’assortiment et de positionnement prix et grâce à une rénovation profonde et homogène de leur parc.

Les groupes intégrés (Carrefour, Casino) souffrent davantage avec un décalage entre les contraintes liées à l’actionnaire et celles liées à l’exploitation des magasins. En outre, la refonte du parc d’hypermarchés n’est pas achevée d’où une plus forte hétérogénéité entre les magasins et leurs performances.

La vogue du mini touche aussi les hypers
L’intensification de la concurrence des spécialistes oblige les hypermarchés à élaguer leur assortiment
Le format est en panne de croissance surtout sur les grands hypers. La tendance est au format mini (3000-5000 m2) qui permet d’optimiser le triptyque choix/prix/temps passé.

Les hypermarchés subissent de plein fouet la concurrence des spécialistes :

  • En non-alimentaire, l’hypermarché ne peut plus rivaliser que difficilement, tant en termes d’offre que de prix, avec les category killers. Les rayons non-alimentaires, qui ne portent plus le panier moyen, affichent des contre-performances et ont conduit les distributeurs à en abandonner certains.
  • En alimentaire, les hypermarchés sont confrontés au développement des Grandes Surfaces Frais (Grand Frais, Jour de Marché,…), à la concurrence des freezer-centers en surgelé (avec la success story Picard) mais résistent face au hard-discount en ayant repris l’offensive prix depuis fin 2009. A contrario, en bio, les hypermarchés ont gagné des parts de marché sur les réseaux spécialisés en démocratisant le bio via les prix et le développement de l’assortiment (les GMS ont réalisé 70% de la croissance du bio en 2010).

Un modèle économique à revoir
Le « tout accessible sous le même toit » des hypers cède du terrain au « tous services sous le même toit » vers lequel s’orientent les enseignes demain
Eurostaf décrypte les ajustements nécessaires pour relancer l’hypermarché. L’hypermarché de demain repose sur :
  • le meilleur équilibre à trouver entre drive et magasins,
  • plus de services et de confort d’achat,
  • une offre non-alimentaire recentrée sur les rayons forts et mieux théatralisée,
  • une offre alimentaire, qui doit rester large mais gagner en visibilité entre marques distributeurs et marques nationales.
  • tous rayons et services confondus, l’hypermarché doit conserver son caractère attractif en termes de prix au travers de vraies promotions sur les marques nationales, de cagnottes transparentes et faciles à utiliser pour le consommateur.

L’hypermarché doit donc redevenir pour le consommateur synonyme de shopping plaisir à prix malins.