Le bio est au cœur des stratégies actuelles des enseignes de grande distributionde grande distribution
Une position dominante et renforcée de la grande distribution qui détient 45% du marché du bio
La politique offensive de la grande distribution sur le bio, acteur et moteur de la démocratisation du bio via les prix et le développement de l’assortiment, lui a permis de dépasser depuis 2009 les réseaux spécialisés. Toutes les enseignes de la grande distribution sont en 2010/2011 dans la course au bio et les plus frileuses ont rattrapé leur retard. Il s’agit désormais pour elles de renforcer et pérenniser leurs positions sur le bio. Les GMS continueront à tirer le marché du bio d’ici 2015.
Le bio doit se concilier avec la demande de produits locaux des « locavores »
Les enseignes de grande distribution souhaitent renforcer leur implication dans le tissu économique local
Un des principaux enjeux du bio demeure la structuration des filières par la maîtrise des approvisionnements, en priorité sur le territoire mais aussi via les importations, pour assurer les volumes et répondre à la demande. Face à ce recours aux importations, le bio peut entrer en contradiction avec le déploiement des stratégies locales des enseignes et le comportement d’un consommateur de plus en plus engagé, ce qui peut freiner à terme son développement.
Les exclusivités Eurostaf
- La typologie des modèles de développement des groupes de grande distribution sur le bio : situation des groupes en 2008 et évolution des modèles en 2010
- La typologie des positionnements des enseignes de grande distribution sur le bio en 2010
- Les entretiens menés auprès de responsables de la grande distribution
L’étude compare les orientations stratégiques, le marketing mix et le modèle économique des 8 groupes de grande distribution sur le bio.
L'expert qui a réalisé l'étude : Alice Darmon
Titulaire d'une maîtrise de droit et du CAPA, elle a d’abord exercé comme avocate au barreau de Paris, spécialisée en droit privé et commercial. Devenue chef d’entreprise, elle a travaillé au développement des gammes pour Ikéa, Habitat, les grands magasins, des chaînes en franchise. Après la cession de sa société, elle a mis son expérience transversale de différents univers de consommation et son expertise des marques au service du développement de licences chez Weight Watchers. Elle est aujourd’hui conseil en stratégie, marketing et déploiement. Elle est auteur de plusieurs études pour Eurostaf sur les marchés porteurs de l’agroalimentaire.
1 - Les fondamentaux du bio sont bien ancrés en GMS
- Les drivers du marché bio sont bien orientés mais sous contrainte
- La grande distribution, acteur et moteur de la démocratisation du bio
- La grande distribution a un comportement proactif sur le bio via l'offre et la distribution
- Un consommateur partagé entre trois attentes : le prix, la santé et la production locale
- Un consommateur de plus en plus engagé qui jongle avec les logos : qualité, modes de production, origine des produits, labels...
- Un changement de référentiel pour les MDD qui favorise la montée en puissance des GMS sur le bio
2 - Les chiffres clés du bio
- Un marché dynamique qui surperforme l'alimentaire
- Taille et évolution comparée des circuits de distribution
- Positionnement concurrentiel des canaux de distribution
- Chiffre d'affaires des produits bios par catégorie tous circuits et en GMS : la grande distribution est ultra-dominante sur la viande et le lait
- Evolution comparée du bio en hypermarchés et supermarchés : le bio n'a pas de spécificité de format
- Evolution comparée des rayons bios en GMS
3 - Les motivations stratégiques de la grande distribution sont fortes sur le marché des produits bios
- Le bio : une niche qui compte pour travailler l'image des enseignes
- Se créer une identité sur la proximité et le local et structurer l'offre MDD de l'enseigne
- Construire un nouveau relationnel avec le consommateur
- Une volonté de soigner l'image des rapports producteurs/distributeurs par la construction et la pérennisation des filières mais un risque pour les producteurs de bio
- Le déploiement sur le bio permet à la grande distribution de prendre de vitesse les marques nationales
- Le bio est un relais de croissance pour les GMS face à la saturation de l'offre sur le cœur de gamme
4 - Analyse comparée des stratégies de développement de la grande distribution sur le bio : les modèles de développement des enseignes
- Les modèles de développement des groupes de grande distribution sur le bio : la typologie Eurostaf 2008 et l'évolution en 2010
5 - Analyse comparée des stratégies de développement de la grande distribution sur le bio : la politique d’implantation
- L'implantation en magasin est variable selon les enseignes, les formats et les zones de chalandise
- Analyse de l'implantation existante selon les enseignes : pôle/corner dédié, rayons d'appartenance, implantation mixte
6 - Analyse comparée des stratégies de développement de la grande distribution sur le bio : la politique MDD
- Les objectifs de la stratégie MDD sur le bio
- Evolution des MDD bio par rapport aux autres types de MDD (en valeur, en nombre de références)
- L'assortiment MDD bio par enseigne : assortiment global, assortiment par rayon
7 - Analyse comparée des stratégies de développement de la grande distribution sur le bio : politique et données clés par rayon
- Les fruits et légumes bio : un rayon stratégique pour contrer les circuits courts et les réseaux spécialisés et capitaliser sur l'image positive de la catégorie
- La crèmerie bio : un rayon phare pour les enseignes avec une surreprésentation de la catégorie œufs-lait
- Le rayon frais non laitier LS est un territoire de conquête : forte avance sur les réseaux spécialisés, développement dans le format proximité au travers des produits snacking
- L'épicerie n'est plus la chasse-gardée des réseaux spécialisés
- Le baby-food bio se heurte à la légitimité forte des marques nationales auprès des consommateurs : certaines enseignes restent frileuses pour s'y développer
- Le surgelé bio : des réserves de croissance à exploiter
8 - Analyse comparée des stratégies marketing de la grande distribution sur le bio : positionnement des enseignes, enjeux clés et facteurs clés de succès
- Le marketing-mix des produits bios en GMS
- La communication forte sur le prix permet aux GMS de démocratiser le bio mais un risque sous-jacent : être en porte-à-faux par rapport aux valeur du bio
- Le défi de la grande distribution : faire coexister les labels sans brouiller l'image et marquer la différence sur le bio
- Un risque de dérive avec l'utilisation excessive de la référence à l'environnement par les GMS qui ne doit pas laisser au second plan la question d'équilibre des relations commerciales avec les PME
- La typologie exclusive Eurostaf des positionnements des enseignes de grande distribution sur le bio et l'analyse de chaque positionnement
- Les facteurs clés de succès des GMS pour s'imposer sur le bio
9 - Les implications pour les fournisseurs et la place des marques nationales sur le bio en GMS
- Les facteurs clés de succès des fournisseurs de MDD pour réussir sur le bio
- Les facteurs clés de succès des marques nationales sur le bio
- La crèmerie sert de rampe de lancement à l'investissement des marques sur le bio
- La légitimité des marques nationales est forte sur la charcuterie-salaisons-traiteur grâce à un savoir-faire spécifique
- Les lancements des marques nationales sont plus hésitants sur l'épicerie en raison de la présence des marques spécialistes (Bjorg, Le Jardin Bio)
- BRSA et surgelés : la clé d'entrée pour les marques nationales est l'innovation et la différenciation sur les recettes
10 - Les perspectives 2015 pour le bio en GMS
- Les concepts français suivis de près par la grande distribution : La Ferme du Sart, Grand Frais, Biocoop
- Les concepts étrangers suivis de près par la grande distribution : Whole Foods, Coop
- Les perspectives 2015 du bio selon les canaux de distribution
- Quelle place pour les GMS sur le bio en 2015 ?