Fiche technique
  • À partir de 2 950 €
  • Collection : Executive Briefing
  • Rédigée en français
  • Publiée en Juin 2016
  • 192 pages
  • Formats disponibles :
Papier     PDF



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Expert du pôle Banque-Finance-Assurance

Hector TOUBON
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Les cyber-risques dans la banque, l'assurance et la finance

Présentation
Plan de l'étude
Entreprises analysées
Une explosion de risques difficilement assurables
Les pertes liées à la cyber criminalité étaient estimées en 2015 à 220 milliards d’euros, en croissance annuelle de 22 %. Devant l’importance de ces risques nouveaux, la couverture assurancielle reste faible en Europe. En effet, les 549 millions d’euros de capacité d’absorption de la réassurance européenne ne couvrent que 0,2 % de la demande potentielle française. Les banques et les compagnies d’assurance doivent donc internaliser la majeure partie des coûts liés aux attaques qui se multiplient. Face à cette menace croissante, de nouveaux acteurs et de nouvelles solutions émergent.

Un marché de la cyber sécurité en ébullition
Durant les décennies 1990-2000, la cyber sécurité était assurée par de petits acteurs qui réalisaient annuellement en moyenne 1 million d’euros de chiffre d’affaires. Au tournant de l’année 2008, quelques grands noms ont commencé à structurer le marché par croissance externe. Aujourd’hui, le montant moyen d’une acquistion dans le secteur est supérieur à 20 millions d’euros. Cependant, une divergence stratégique se dessine. D’une part, des entreprises conglomérales, issues de grands groupes industriels français, fournissent des solutions à tous niveaux de la chaîne de prise de risques. D’autre part, des pure players tirent leur épingle du jeu en proposant des services ciblés et l’accès à une communauté d’experts, proches du terrain.

Les réorganisations stratégiques des banques et des assurances face aux cyber risques
Aujourd’hui, les assureurs s’associent à des pures players au sein d’îlots stratégiques pour mieux évaluer et prévenir les cyber risques. Ils améliorent ainsi l’assurabilité du marché. Néanmoins, l’émergence de risques nouveaux, notamment liés à la digitalisation du parcours client et à l’entrée de nouveaux acteurs dans l’écosystème bancaire, déplacent et disséminent le risque. Devant de tels enjeux, les réponses des grandes banques de réseau et des compagnies d’assurance divergent. D’une part, la stratégie de certains acteurs consiste à ériger une barrière infranchissable par les cyber criminels et à transférer les risques résiduels aux marchés (financiers ou de l’assurance). Cette stratégie réduit fortement l’exposition aux risques potentiels mais limite les possibilités de développements digitaux de certains établissements. D’autre part, de grands acteurs construisent, avec des pure players, des îlots stratégiques en matière de cyber risques, donnant ainsi de l’agilité aux groupes, notamment dans le digital. Ils augmentent en revanche la probabilité d’apparition de risques systémiques.