Fiche technique
  • À partir de 2 950 €
  • Rédigée en français
  • Publiée en Juillet 2013
  • 300 pages
  • Formats disponibles :
Papier     PDF



Contact consultant

Pour tout contact au sujet d'une étude sur-mesure :
Expert du pôle BTP - Immobilier

Sabrina TIPHANEAUX
Tel : 01 49 53 63 62



Télécharger le catalogue des études sectorielles

Les perspectives du Facilities Management en France

De la rationalisation des coûts à la création de valeur... Enjeux et opportunités pour les acteurs du multitechnique et du multiservice

Une étude de marché pour :
  • Evaluer le poids du Facilities Management en France et son potentiel de développement
  • Comprendre l’évolution des besoins et des attentes des donneurs d’ordre en matière d’externalisation de leurs services généraux et de gestion de leur patrimoine immobilier
  • Analyser les stratégies des prestataires pour saisir les opportunités liées aux enjeux environnementaux et énergétiques
  • Benchmarker la taille et les ambitions des principaux intervenants du marché
  • Identifier les clés du succès de nouveaux entrants très dynamiques

Présentation
Plan de l'étude
Entreprises analysées
Une étude « terrain »
14 entretiens réalisés auprès des acteurs influents du marché
  • Adyal
  • Arseg
  • Atalian
  • Bouygues E&S
  • CBRE
  • Cofely
  • Dalkia
  • Elior
  • Samsic Facility
  • Sodexo
  • Steam’O
  • Thales Group
Cette étude a fait l’objet de 4 mois d’enquête et d’analyse. Elle a été conduite à partir d’entretiens approfondis menés auprès des Directeurs généraux et Responsables FM des principaux prestataires du marché, de donneurs d’ordre ou encore de représentants d’organismes professionnels.

Le Facilities Management tarde à décoller en France
Une logique de réduction des coûts qui atteint ses limites
Le FM s’est développé en France essentiellement sur un argument de rationalisation des coûts. Si la crise a un effet accélérateur sur la demande, poussant les entreprises et les acteurs publics à davantage d’externalisation, elle a également exacerbé la pression sur les prix pour les prestataires, au détriment parfois de la qualité et des marges. Cette course aux économies atteint ses limites à l’heure où le marché arrive à un nouveau cycle de renouvellement des contrats.

Le gisement de l’efficacité énergétique
Le déploiement du FM ne peut passer que par une revalorisation de l’offre et de l’image des prestataires
Le FM présente un potentiel important avec, en toile de fond, un fort besoin de services autour de l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments et des installations. Mais pour que le marché ne leur échappe pas, tout l’enjeu des prochaines années pour les prestataires de FM sera de faire percevoir aux clients la valeur ajoutée de leur métier qui réside dans le pilotage d’une part et leur expertise d’autre part (technique bien sûr mais aussi en termes de conseil, d’ingénierie sociale…).
Pour impulser cette nouvelle dynamique, ils devront replacer au cœur des contrats :
  • l’innovation dans les outils d’information, de mesure et de contrôle,
  • la transparence sur les coûts et les niveaux de résultats atteints,
  • la communication : un FM assumé ou relégué au rang de service complémentaire… il faudra choisir,
  • la flexibilité et l’adaptabilité à la demande (comprendre et assimiler le mode de fonctionnement du client).

« Le marché est à un tournant. On n’a pas le droit de se tromper, sinon ce sera la fin du FM du France » Un prestataire du multitechnique (entretien Les Echos Etudes, Mai 2013)

Sur un marché encore sous-exploité, le jeu concurrentiel est ouvert
Les moyens diffèrent autant que les stratégies
Le marché du FM est pour l’instant trusté par les géants de l’énergie et du BTP (Dalkia, Cofely, Spie, Bouygues E&S, Vinci Facilities, Eiffage Construction…) et par les gros du multiservice issus de la propreté ou de la restauration (Sodexo, Atalian, Elior…). En attendant le décollage, ils ont avancé leurs pions par croissance externe (rachat de Faceo par Vinci, de Sin&Stes par Elior, d’Eurogem par Atalian…). Par leur légitimité et leur savoir-faire, les acteurs du multitechnique ont une longueur d’avance sur le terrain de la performance énergétique et captent la cible du secteur public à travers des PPP qui leur assurent des revenus récurrents sur le long terme. Certains comme Dalkia se sont même recentrés sur ce métier et n’adoptent plus qu’une stratégie opportuniste dans le FM. Mais les acteurs du multiservice n’ont eu de cesse d’intégrer de nouvelles compétences et disposent aujourd’hui d’une double casquette de soft FM et maintenance multitechnique. Sur un marché encore jeune, la hiérarchie est loin d’être figée.
Elle pourrait être bousculée par les nouveaux entrants innovants, réactifs et polarisés sur les attentes des clients à l’image de Steam’O. L’offensive pourrait également venir des Property manager, aujourd’hui en retrait sur le marché français, mais qui pourraient voir dans le FM un relais de croissance.
Dans ce modèle de FM « col blanc », les opérateurs historiques risquent alors d’être relégués au rang de sous-traitants.