Fiche technique
  • À partir de 1 950 €
  • Collection : Executive Briefing
  • Rédigée en français
  • Publiée en Mai 2012
  • 197 pages
  • Format disponible :
PDF



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Expert du pôle Energie, Environnement

Sabrina TIPHANEAUX
Tel : 01 49 53 63 62



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Les perspectives du marché français du biogaz

Les conditions d’un décollage du marché enfin réunies

Une étude de marché pour :
  • Décrypter le business model des projets biogaz (coûts d’investissement, coûts de production de l’électricité, rentabilité attendue…)
  • Evaluer les opportunités offertes par le nouveau cadre réglementaire (réévaluation des tarifs d’achat de l’électricité, autorisation de l’injection du biogaz dans le réseau de gaz naturel, clarification du statut juridique des installations)
  • Comparer le dynamisme des différentes filières de production (méthanisation agricole, industrie, STEP, ordures ménagères, ISDND) et les futurs gisements de croissance
  • Evaluer les ambitions des intervenants de la filière et analyser leurs stratégies

Présentation
Plan de l'étude
Un panorama comparatif des filières de production du biogaz et de ses principaux modes de valorisation énergétique (électricité, chaleur, biométhane)

La France est le quatrième producteur européen de biogaz, très loin derrière l’Allemagne
Le potentiel de l’Hexagone en matière de méthanisation est encore largement sous-exploité
L’essentiel de la production de biogaz provient des centres de stockage et moins d’un quart d’entre eux le valorise. Les installations de méthanisation quant à elles se développent, mais surtout dans le secteur agricole où une trentaine d’unités sont en construction. En revanche, dans les secteurs de l’industrie et des stations d’épuration, peu de nouveaux projets voient le jour. Face à l’importance des gisements à exploiter, le potentiel que représente la valorisation énergétique des déchets organiques reste à concrétiser. Le Grenelle de l’environnement prévoit en France une multiplication par quatre de la production d’électricité et de chaleur à partir de biogaz à l’horizon 2020 par rapport à 2010.

2012 marque un changement de cap au soutien du marché
Des évolutions réglementaires donnent un nouvel élan à la filière
A l’heure où les dispositifs de soutien aux EnR subissent plusieurs coups de rabots, les autorités publiques ont décidé de miser davantage sur la méthanisation. Jusqu’ici peu incitatifs, les tarifs d’achat de l’électricité issue du biogaz ont été réévalués en moyenne de 20 % fin 2011 (primes comprises). La hausse bénéficie en particulier aux petites installations, offrant de nouvelles perspectives pour la méthanisation à la ferme. Parallèlement, un cadre a été défini pour l’injection de biométhane dans le réseau de gaz naturel avec la mise en place de mécanismes de soutien. Fort de ces nouvelles mesures, le marché du biogaz devrait connaître une accélération des investissements, en témoigne le nombre de demandes de raccordement aux réseaux de gaz déjà formulées. L’installation d’une unité de méthanisation offre ainsi aux producteurs de biogaz (exploitants agricoles, industriels ou collectivités) une solution pour traiter leurs effluents autant qu’un moyen de réduire leur dépendance énergétique et trouver de nouvelles sources de revenus.

Les opérateurs prennent position pour maîtriser toute la chaîne de valeur et proposer des offres clés en main
Les acteurs français cherchent à se faire une place sur le marché
Profitant du dynamisme de leur marché intérieur, les constructeurs allemands dominent le secteur du biogaz en Europe et prennent position dans l’Hexagone. Quant aux opérateurs Français, les plus gros (Degrémont, Vinci Environnement, OTV…) sont spécialisés sur le créneau de la méthanisation des boues de stations d’épuration ou des ordures ménagères alors que de nouveaux entrants (Méthafrance, Verdesis...) se sont concentrés sur les installations de plus petites capacités pour le traitement des effluents industriels et agricoles. Sur un marché de plus en plus concurrentiel, les facteurs clés de succès passent par l’innovation technologique (amélioration des rendements énergétiques des installations, meilleure gestion des digestats…) et la commercialisation de solutions intégrées, de l’étude à l’exploitation des unités. Les entreprises de la filière allient ainsi leurs compétences afin d’être présents sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Fonroche par exemple a signé un partenariat de 5 ans avec le danois Bigadan pour exploiter sa technologie. Au-delà du jeu des alliances, l’élargissement à de nouveaux savoir-faire et les besoins accrus d’investissement devraient pousser à la consolidation d’une filière encore émergente.