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Le marché européen de l'électricité et ses perspectives


  • Etude publiée en décembre 2009
  • 6 mois d'enquête, d'interviews et d'analyse
  • 20 acteurs analysés
  • Consultante en charge de l'étude
  • 300 pages

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Le marché européen de l'électricité n'échappe pas à la crise. Si le secteur est l'un des moins affectés grâce à la faible élasticité de la demande à la conjoncture, la dégradation de l'environnement économique a entraîné un repli des prix de gros et une baisse de la consommation, notamment des électro-intensifs. Ces évolutions se traduisent, pour la plupart des compagnies d'électricité, par un recul des marges et le report de certains projets d'investissement. Malgré ce contexte morose, les énergéticiens doivent faire face à de nombreux défis, en particulier le durcissement de la réglementation environnementale avec des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les compagnies européennes doivent donc investir dans la modernisation de leur parc de production tout en poursuivant leur stratégie de déploiement à l'international et dans le secteur gazier.

 

Cette études répond aux questions suivantes :

Quelle est la dynamique des marchés européens de l'électricité ? Comment les prix de gros se comportent-ils en Europe ? Quelles sont les évolutions de la réglementation européenne ? Quelles sont les parts de marché des opérateurs ? Quelles sont les stratégies des compagnies ? Comment intègrent-elles les nouvelles contraintes réglementaires ? Quelles sont les performances financières des opérateurs ? Comment l'intensité concurrentielle va-t-elle évoluer sur les marchés européens à moyen terme ?

 

L'expert qui a collaboré à l'étude : Ludovic Mons Titulaire d'un DESS Economie et Politique de l'Energie et d'un diplôme d'analyste financier, Ludovic Mons suit le secteur de l'énergie depuis une quinzaine d'années. Il a été Directeur des études et du conseil à Eurostaf, où il a mené de nombreuses études et des missions de conseil sur le sujet. Aujourd'hui, Ludovic Mons est consultant indépendant en stratégie et en énergie.

Une étude pour
Disposer de tous les chiffres clés sur le marché européen de l’électricité et ses tendances d’évolution Mesurer l’impact de l’évolution de la réglementation européenne Analyser les orientations stratégiques des compagnies d’électricité européennes Comparer les modèles de développement et les performances financières des opérateurs Anticiper la reconfiguration du marché de l’électricité et l’évolution des positions concurrentielles

Volatilité des prix, réduction des émissions de gaz à effet de serre, amélioration de l'efficacité énergétique, harmonisation du fonctionnement des marchés..., les défis que les compagnies d'électricité doivent relever sont nombreux.
Elles doivent notamment :
. Optimiser l'équilibre amont/aval. De nombreux groupes sont courts en production (par rapport à leurs ventes), ce qui les expose à la volatilité des prix de gros. Les investissements dans la production se sont donc multipliés ces dernières années et beaucoup de projets sont encore en cours, notamment de cycles combinés au gaz naturel ;
· Miser sur le développement des énergies renouvelables. Toutes les compagnies investissent désormais dans les technologies renouvelables, éolien et photovoltaïque en tête. L'objectif est d'améliorer le mix énergétique, mais surtout de profiter des mécanismes de soutien (tarifs de rachat, certificats verts, etc.) ;
· Anticiper la relance du nucléaire. Les grands opérateurs européens fourbissent leurs armes en attendant des décisions concrètes des Etats. Au Royaume-Uni, 3 trois groupes d'acteurs sont ainsi en concurrence pour construire des centrales nucléaires : EDF, l'alliance GDF Suez-Iberdrola-Scottish & Southern Energy et le duo E.ON-RWE. Seuls les leaders européens ont la capacité d'investir dans cette technologie très intensive en capital. A terme, la détention de centrales nucléaires pourrait être discriminante. Quel serait alors l'avenir des opérateurs de second rang dont les moyens financiers ne leur permettent pas d'investir dans le nucléaire ? ;
. Elargir leur gamme de services. Un peu partout en Europe sont lancés des programmes d'économie d'énergie. Les compagnies d'électricité proposent donc des services d'efficacité énergétique. Souvent présenté comme un relais de croissance, qu'en est-il réellement ?
. Poursuivre leur expansion à l'international. A moins de méga-fusions, les positions concurrentielles semblent durablement établies dans la plupart des grands marchés ouest européens. Les terrains de jeux à l'international se déplacent donc à l'Est (Russie notamment), voire hors Europe (Etats-Unis et Asie). Ces « nouvelles » zones de conquête sont-elles si intéressantes ? Le risque de dispersion des investissements n'est-il pas trop grand ? La rentabilité est-elle en phase avec le risque ?
. Investir dans les réseaux de transport et de distribution. Ces maillons de la filière ont été les parents pauvres ces dernières années en matière d'investissement. Aujourd'hui, les priorités vont à l'extension des interconnexions, à la rénovation des réseaux et au déploiement de compteurs intelligents.


Ces stratégies sont consommatrices de cash. D'autant que la plupart des opérateurs européens sont également engagés dans le domaine du gaz naturel, secteur lui-même très capitalistique.


La bataille sur le marché gazier se joue aujourd'hui sur l'accès à la ressource avec des investissements de plus en plus coûteux dans les infrastructures (terminaux de regazéification et gazoducs). Or, de nombreux leaders sont très endettés (EDF, E.ON, Iberdrola) et leurs marges de manœuvre financières sont limitées. La cession d'actifs jugés non stratégiques et les échanges d'actifs sont deux alternatives de plus en plus employées. Pour autant, les grandes manœuvres capitalistiques n'ont pas disparu comme en témoignent les récents rachats de Nuon par Vattenfall et de Essent par RWE (environ 10 milliards d'euros chacun) après la vague de méga-fusions de 2007/2008 (GDF Suez, Enel-Endesa et Iberdrola-Scottish Power).


La consolidation du secteur de l'électricité en Europe n'est pas achevée. Mais quels sont les opérateurs les mieux armés pour tirer profit de l'évolution du marché ?

 

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