Fiche technique
  • À partir de 2 450 €
  • Collection : Executive Briefing
  • Rédigée en français
  • Publiée en Février 2013
  • 218 pages
  • Formats disponibles :
Papier     PDF



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Expert du pôle Energie, Environnement

Sabrina TIPHANEAUX
Tel : 01 49 53 63 62



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Le marché européen des énergies renouvelables

Eolien, photovoltaïque, hydroélectricité, biomasse, géothermie : quels sont les réservoirs de croissance en Europe ?

Une étude de marché pour :
  • Identifier les filières et les pays les plus dynamiques en matière d’installation de nouvelles capacités
  • Comparer les modes de soutien aux énergies renouvelables et leur efficacité
  • Comprendre l’économie du secteur (coûts d’investissement, coûts de production de l’électricité…)
  • Dresser le palmarès des principaux acteurs des EnR en Europe (équipementiers et exploitants)
  • Etablir des scénarios prévisionnels et anticiper l’évolution du jeu concurrentiel

Présentation
Plan de l'étude
Les énergies renouvelables, partie intégrante du mix électrique européen
Des ambitions européennes réaffirmées
En fixant un objectif de 20 % de sources renouvelables dans la consommation finale d’énergie d’ici 2020, le paquet Energie-Climat a marqué une étape majeure dans le développement des EnR en Europe. Pour satisfaire à leurs engagements, les pays se sont dotés d’un arsenal réglementaire (tarifs d’achat, systèmes de quotas …) qui a permis l’envolée de certaines filières en particulier le photovoltaïque et l’éolien. A l’heure où plusieurs gouvernements ont décidé de renoncer à l’atome, les EnR sont plus que jamais au cœur du débat sur la transition énergétique des pays. Les instances européennes planchent actuellement sur la feuille de route post-2020. L’éventualité d’objectifs contraignants est évoquée.

Un bilan pourtant en demi-teinte
Le développement mal maîtrisé de certaines filières pose la question du mode de soutien
Le bilan apparaît aujourd’hui mitigé au regard des efforts déployés. Les politiques de soutien aux EnR ont été parfois mal maîtrisées, provoquant l’emballement de certaines filières et une inflation du coût pour la collectivité. Les filières les plus soutenues ont d'ores et déjà subi d’importants coups de rabots notamment en Espagne et en France. D’autres ont, à l’inverse, souffert de mesures trop peu incitatives. Tout l’enjeu des gouvernements pour les années à venir sera de savoir quelles filières soutenir en priorité (celles où les gisements d’emplois sont les plus importants) et comment les soutenir efficacement (leur permettre d’être compétitives pour assurer leur pérennité) ?

Une industrie fragilisée
Concurrence asiatique, guerre des prix, baisse des subventions mettent à mal les industriels
Les équipementiers subissent le ralentissement de la demande, impactée par la baisse des subventions et un cadre réglementaire parfois trop restrictif. Parallèlement, la concurrence, notamment asiatique, fait rage et tire les prix vers le bas. Dans le solaire les défaillances se sont succédées (Solar Millenium, Solon, Q-Cells) et Siemens a récemment jeté l’éponge. Les acteurs de l’éolien sont également engagés dans de vastes plans de restructurations. Dans ce contexte tendu, l’innovation est plus que jamais au cœur des stratégies. Course à la puissance, amélioration du rendement énergétique des équipements… les efforts sont importants pour capter les opportunités qui se dessinent, notamment dans l’éolien en mer. Par exemple, en France, le lancement de la seconde phase d’appel d’offres est attendu alors qu’un quatrième round d’enchère est en discussion au Royaume-Uni. Pour saisir ce gigantesque marché, Siemens et Alstom ont lancé leur modèle à 6 MW. Vestas, lui, a annoncé le développement d’une turbine à 8 MW.

Les exploitants souffrent d’un manque de visibilité
Des arbitrages attendus dans les plans d’investissement
A travers leur filiale verte, les grands groupes européens (EDF EN, GDF Suez, Iberdrola Renewables, EGP…) sont désormais à l’origine de la plupart des grands projets. L’éolien concentre l’essentiel des projets, mais ils investissent également les autres filières (se diversifiant par exemple dans le biogaz ou de manière plus expérimentale dans les énergies marines) et de nouvelles zones géographiques. Leur politique d’investissement se heurte néanmoins à un manque de visibilité sur les conditions de soutien pouvant remettre en cause la viabilité de leurs projets. Par ailleurs, se pose la question de l’intégration des EnR dans leur mix énergétique, l’utilisation croissante de sources renouvelables pesant sur la durée de fonctionnement de leurs centrales thermiques et dégradant leur rentabilité.
Les positions concurrentielles des opérateurs sont donc loin d’être figées, en amont comme en aval. Plusieurs facteurs devraient jouer le rôle d’accélérateur de la consolidation du marché (baisse de soutien aux EnR, durcissement du cadre réglementaire, décollage de certaines filières, et en particulier de l’éolien maritime…).