Fiche technique
  • À partir de 1 650 €
  • Rédigée en français
  • Publiée en Novembre 2011
  • 130 pages
  • Formats disponibles :
Papier     PDF



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Expert du pôle Energie, Environnement

Sabrina TIPHANEAUX
Tel : 01 49 53 63 62



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Le marché français et européen des déchets

Durcissement de la réglementation, développement du recyclage et de la valorisation, inflation des coûts de traitement : des opportunités à saisir pour les gestionnaires de déchets

Une étude de marché pour :
  • Comprendre les enjeux et les impacts du nouveau cadre réglementaire européen sur le marché des déchets
  • Connaître les différents modèles organisationnels pour la gestion des déchets et le partage des responsabilités entre les intervenants du secteur (collectivités, industriels, prestataires)
  • Disposer des chiffres clés du marché : évolution des volumes de déchets générés en Europe, leur structure et les modes de traitement utilisés par pays
  • Apprécier le dynamisme des filières de valorisation des déchets pour la production d’électricité et de chaleur (biogaz, incinération …)
  • Dresser le palmarès des principaux gestionnaires de déchets européens et analyser leurs stratégies de développement

Présentation
Plan de l'étude
Un panorama complet et comparatif du secteur des déchets en Europe et en France

Des objectifs réglementaires ambitieux à l’échelle européenne
La nouvelle Directive-cadre sur les déchets met l’accent sur la prévention et le réemploi
L’Europe s’est dotée d’un cadre réglementaire volontariste en matière de gestion des déchets. La nouvelle Directive donne la priorité à la réduction des déchets à la source en s’appuyant notamment sur l’extension du principe de la responsabilité du producteur et le développement de l’eco-conception. Les Etats membres devront ainsi mettre en place, d’ici à 2013, des programmes de prévention afin de limiter leur production de déchets. La Commission fixe en parallèle des objectifs de recyclage à l’échelle européenne avec, à l’horizon 2020, la moitié des déchets ménagers et 70 % des déchets générés par les activités de construction et de démolition qui devront être recyclés. La mise en décharge apparaît désormais comme une solution de dernier recours. La France est allée plus loin que les directives européennes en se fixant des objectifs nationaux à travers les lois du Grenelle de l’Environnement (réduction de la production de déchets de 7 % par an et par habitant sur les cinq prochaines années, diminution de 15 % des quantités de déchets stockés ou incinérés d’ici 2012 …).

Des efforts en matière de traitement mais qui restent insuffisants
Des résultats en amélioration mais pour un coût de plus en plus élevé
Développement de la collecte sélective, création de filières de recyclage spécifiques … de nombreuses mesures ont été mises en place par les pays membres pour limiter leur production de déchets et favoriser le recyclage. Les résultats sont encourageants. Concernant les déchets municipaux par exemple, la tendance est à une stabilisation des volumes générés avec 513 kg par habitant en 2009 dont 42 % sont désormais recyclés ou compostés. Mais le chemin à parcourir pour se conformer aux ambitions européennes reste long. Plus d’un tiers des déchets continue d’être stocké, cette part pouvant atteindre 90 % dans certains pays de l’Europe de l’Est. Par ailleurs, collectivités comme industriels font face à une augmentation rapide des coûts de gestion de leurs déchets liés aux besoins d’équipements spécifiques (pour la valorisation énergétique notamment) et des modes de traitements de plus en plus complexes.

D’importantes opportunités à saisir pour les utilities
Croissance des coûts, sous-capacité de traitement et techniques de gestion des déchets de plus en plus complexes poussent à la délégation
Les nouvelles contraintes s’exerçant sur les détenteurs des déchets (maîtrise de la production de déchets, limitation de la mise en décharge, hausse des coûts de traitement) ouvrent de nouvelles perspectives aux gestionnaires des déchets qui cherchent à saisir toutes les opportunités de croissance à travers :
  • un positionnement sur l’ensemble du cycle de vie des déchets (intégration des activités de recyclage et de production d’énergie à plus forte valeur ajoutée),
  • le développement d’une offre globale permettant de répondre aux attentes des clients produisant plusieurs types de déchets (notamment déchets dangereux),
  • l’extension géographique des activités, l’objectif étant à la fois de se renforcer sur les marchés matures (dont la croissance sera portée par le durcissement de la réglementation et des préoccupations environnementales croissantes) et de se positionner sur les marchés émergents.

Vers une nouvelle phase de consolidation du secteur
Un nombre importants d’acteurs locaux et / ou spécialisés sur un marché offrant des cibles potentielles
Ces stratégies de diversification et d’extension des activités ont nourri un mouvement de consolidation du secteur à l’échelle européenne (multiplication des acquisitions par Suez Environnement, rachat de Waste Recycling et Asa par FFC, de Cleanway UK, Biffa Belgium, Sulo notamment par Véolia Environnement, de la Saur par un consortium regroupant Séché Environnement, la CDC, Axa et Cube, de TSA par Rémondis …). La crise financière a fortement ralenti les ambitions des leaders débouchant même sur des cessions d’actifs. Mais le contexte reste porteur. L’attractivité de certains pays en retard par rapport aux standards européens (comme la Grande-Bretagne qui est aujourd’hui un des terrains de jeu privilégiés des opérateurs européens) et les perspectives de croissance des nouvelles filières de traitement vont pousser à une nouvelle phase de concentration du secteur avec en ligne de mire des cibles de taille moyenne mais spécialisées sur un marché.