Fiche technique
  • À partir de 1 750 €
  • Rédigée en français
  • Publiée en Décembre 2010
  • 143 pages
  • Formats disponibles :
Papier     PDF



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Expert du pôle Energie, Environnement

Sabrina TIPHANEAUX
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Le marché français du gaz naturel

Bulle gazière, révision des tarifs réglementés, investissements dans les terminaux méthaniers, … un contexte propice à une redistribution des cartes

Une étude de marché pour :
  • Disposer de tous les chiffres clés du marché (consommation, importations, évolution des prix …)
  • Evaluer les parts de marché des opérateurs
  • Comparer le ciblage clientèle des fournisseurs
  • Faire le point sur les projets d’investissement des opérateurs dans le GNL
  • Apprécier l’impact de la décorrélation des prix de court terme du gaz naturel par rapport au cours du pétrole
  • Anticiper les évolutions de la dynamique concurrentielle à moyen terme

Présentation
Plan de l'étude
Entreprises analysées
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Les perspectives du marché français du gaz naturel sont bien orientées
Un rebond de la consommation en 2010
La consommation de gaz naturel en France a chuté de 4 % en 2009. La crise économique et financière a réduit les besoins des industriels et des gazo-intensifs alors que la consommation des ménages s’est maintenue. Mais le marché retrouve aujourd’hui des couleurs. Les besoins des grands consommateurs de gaz naturel repartent à la hausse. A moyen terme, la mise en service de centrales à gaz à cycle combiné devrait soutenir la demande. Poweo a inauguré sa première unité en 2009 et lancé récemment la construction d’une deuxième centrale à Toul. EDF, GDF Suez, E.ON, Alpiq, Poweo et Direct Energie sont également engagés dans des projets similaires.

Une situation de suroffre au niveau mondial qui pèse sur les prix de court terme
Les conditions de marché actuelles offrent un terrain favorable aux concurrents de GDF Suez
Le développement des gaz non conventionnels aux Etats-Unis, la mise en service de nouvelles unités de liquéfaction (Qatar et Australie notamment) et la baisse de la consommation provoque une situation de suroffre au niveau mondial. Cet afflux soudain de gaz naturel tire les prix de court terme vers le bas alors que les prix des contrats de long terme restent indexés sur les cours du pétrole qui sont, eux, à des niveaux relativement élevés. Cette bulle gazière, qui pourrait perdurer jusqu’en 2012/2013, permet aux fournisseurs alternatifs de s’approvisionner à moindre coût et d’être plus agressifs sur leurs prix de vente. L’érosion de la part de marché de GDF Suez s’est, de ce fait, accélérée depuis un an environ. Mais l’opérateur historique bénéficie également des marchés spots pour couvrir une partie de ses approvisionnements et ainsi améliorer ses marges.

Vers une nouvelle formule de fixation des tarifs réglementés pour intégrer en partie la baisse des prix spot
Quel serait l’impact d’une révision des tarifs sur les positions concurrentielles ?
La fixation des tarifs réglementés de vente de gaz naturel reste un sujet éminemment politique, le prix de l’énergie étant une variable particulièrement sensible sur les plans économiques et sociaux. Plusieurs formules de fixation des tarifs se sont succédées. La dernière date du contrat de service public signé entre GDF Suez et l’Etat en 2009. Mais le gouvernement souhaite sa révision et elle ne sera finalement pas appliquée pour les prochaines échéances trimestrielles. Les tarifs sont donc gelés jusqu’à la détermination d’une nouvelle formule qui devrait, a priori, intégrer à hauteur d’environ 10 % les prix spot. Toute chose égale par ailleurs, une telle mesure entraînerait aujourd’hui une baisse des tarifs de l’ordre de 3 % alors qu’ils augmenteraient d’environ 1 % à 2 % si la formule du contrat de service public était appliquée. Un tel dispositif apparaît séduisant à court terme. Mais il pourrait se révéler risqué en cas de dégonflement plus rapide que prévu de la bulle gazière et d’augmentation brutale des prix spot.

Les opérateurs peinent à concrétiser leurs projets de terminaux de regazéification
Le financement, principal écueil des projets de terminaux méthaniers
Plusieurs challengers de GDF Suez ont annoncé des projets de développement de terminaux méthaniers. Leur objectif est de se doter de capacité d’importation de GNL en propre pour assurer leur développement commercial. Mais ces projets ont beaucoup de mal à voir le jour. Le projet de 4Gas à Bordeaux a été arrêté et les projets d’Antifer de Poweo et de Dunkerque d’EDF sont incertains en raison des risques de surcapacité et de difficultés à boucler le financement (le montant total de chacun des deux projets étant d’environ un milliard d’euros). Un échec de ces projets serait de nature à obérer les chances de ces opérateurs alternatifs de concurrencer pleinement l’opérateur historique.

Quelle donne concurrentielle à moyen terme ?
Si la part de GDF Suez reste prépondérante dans les ventes de gaz naturel en France, les fournisseurs alternatifs gagnent du terrain. Un écart significatif et prolongé entre les prix de court terme et les prix de long terme est de nature à doper leur potentiel de développement. Mais, la révision prochaine de la formule de calcul des tarifs réglementés pourrait réduire leurs marges de manœuvre. En outre, l’échec des projets de terminaux méthaniers porterait un coup à leurs ambitions. Par ailleurs, de grosses incertitudes pèsent sur la présence de Poweo dans l’aval électrique et gazier. Enfin, la liquidité des marchés spot ne sera peut-être pas suffisante pour satisfaire les besoins croissants d’approvisionnement de court terme.

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