Fiche technique
  • À partir de 2 450 €
  • Collection : Executive Briefings
  • Rédigée en français
  • Publiée en Juillet 2011
  • 130 pages
  • Formats disponibles :
Papier     PDF



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Expert du pôle Luxe - Mode

Nicolas BOULANGER
Tel : 01 49 53 89 28



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Le marché mondial des parfums et cosmétiques

Adapter l'offre à la maturité des marchés historiques, accélérersur les marchés émergents

Une étude de marché pour :
  • Disposer de tous les chiffres clés du marché, par zone géographique et par segment de produits
  • Analyser les positions concurrentielles et comparer les performances financières des groupes de parfums et cosmétiques
  • Comparer les stratégies et les modèles de développement
  • Mesurer le poids économique et la dynamique des nouveaux marchés
  • Evaluer les perspectives du marché à l’horizon 2015 et anticiper l’évolution des positions concurrentielles dans un contexte de reprise des fusions-acquisitions

Présentation
Plan de l'étude
Entreprises analysées
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Le marché mondial des parfums et cosmétiques reprend de la vigueur
Basculement des marchés historiques vers les nouveaux marchés, performances contrastées entre les segments
    Après avoir fait mieux que résister en 2009 (+ 4,0 % à change constant), la croissance du marché s’est accélérée en 2010 (+ 4,4 %). Si elle reste encore loin des niveaux d’avant la crise, les fondamentaux sont solides et laissent augurer un retour à des taux de croissance proches de ceux enregistrés entre 2004 et 2007 (+ 5,5 % en moyenne). Cette situation masque toutefois des performances contrastées :
  • Au niveau géographique, les marchés historiques (Europe de l’Ouest, Amérique du Nord, Japon) représentent 56 % de la consommation mondiale en valeur mais sont peu dynamiques, le Japon étant même en repli. A l’inverse, les nouveaux marchés se développent rapidement. Au rythme de croissance observé ces dernières années, ils pèseront plus de 50 % du marché mondial d’ici 2014. Ils constituent une priorité pour les groupes de beauté qui y investissent massivement ;
  • Entre les différents segments, les soins de la peau constituent le moteur de la croissance tandis que le maquillage, l’hygiène-toilette et les capillaires enregistrent une croissance modérée.

La diversification et la sophistication restent au centre des stratégies : l’« accessibilisation » nouveau défi des acteurs de la beauté
Trouver de nouveaux débouchés et soutenir la demande
  • La diversification de l’offre vise à élargir la cible et à mutualiser les risques. De nombreux groupes (P&G, L’Oréal, Estée Lauder, Kao, …) sont présents sur toutes les gammes de prix et segments de produits à travers un large portefeuille de marques. Des ajustements peuvent néanmoins s’avérer nécessaires pour optimiser l’allocation des investissements (cf. Shiseido, Beiersdorf) ;
  • La diversification de la distribution vient en réponse au renforcement du pouvoir de négociation des distributeurs. Les acteurs de la beauté développent les circuits alternatifs qui permettent également d’établir un contact direct avec les clients : boutiques exclusives, spas, Internet, téléshopping, …
  • L’offre se sophistique. Les groupes s’appuient sur les marques ombrelles pour segmenter la clientèle par sexe ou par âge (cf. Nivea). Ils privilégient les marques spécialisées sur les segments de marché à forte valeur ajoutée et où la légitimité doit être forte (doctor brands, dermatocosmétique, dermatologie esthétique, …) ;
  • L’amélioration de l’accessibilité prix constitue un nouvel enjeu, commun aux marchés historiques et aux nouveaux marchés. L’Oréal à revu sa stratégie de prix (lancement produits plus accessibles, y compris dans le sélectif, grandes contenances, etc.). Au Brésil, le groupe a mis sur le marché une crème Garnier vendue 6 reals brésiliens (environ 2,5 euros). Fin 2010, Shiseido a lancé sur le marché japonais la marque entrée de gamme Senka qui sera progressivement déployée dans le reste de l’Asie.

Le secteur est entré dans un nouveau cycle de méga fusions-acquisitions légitimé par la recherche d’effet de taille
Les groupes sont peu endettés et disposent d’importantes capacités d’acquisition
Après une pause en 2009 liée à la crise, les opérations de fusion-acquisitions ont repris en 2010 (Coty a procédé à quatre acquisitions entre novembre et décembre pour un montant total de plus de 2 Mds EUR ; Unilever a racheté Alberto Culver en septembre pour 2,7 Mds EUR, soit sa plus grosse acquisition depuis 10 ans). Ces opérations devraient se poursuivre. De nombreux groupes sont peu endettés et présentent de très importantes capacités d’acquisition. Les cibles sont nombreuses : acteurs de dimension internationale, gros acteurs locaux (cf. rachat du chinois TJoy par Coty), marques de niche (cf. Ole Henriksen, racheté par LVMH). De nouvelles méga fusions-acquisitions sont à envisager : Avon constituerait une cible de choix pour L’Oréal, P&G a manifesté son intérêt pour Estée Lauder et Beiersdorf…
Le mouvement pourrait encore être renforcé si les big pharma (Sanofi-Aventis, Merck, Pfizer, …) venaient à investir le marché. A la recherche de relais de croissance à la pharmacie humaine, ils privilégient jusqu’ici le matériel médical, les diagnostics et la santé animale mais une incursion dans la beauté reste une option envisageable (cf. acquisition par Sanofi-Aventis d’Oenobiol en 2009). Ils disposent pour cela de trésors de guerre considérables.

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