
- À partir de 3 150 €
- Rédigée en français
- Publiée en Décembre 2011
- 381 pages
- Formats disponibles :
Papier
PDF
Pour tout contact au sujet d'une étude sur-mesure :
Expert du pôle Pharmacie - Santé
Magali AFFRE
Tel : 01.49.53.64.07
Le marché français de l’assurance santé complémentaire en 2011
Pression sur les équilibres techniques et les revenus de la gestion financière, relance de l’innovation dans les contrats et course à la taille critique
Une étude de marché pour :
- Comprendre les problématiques stratégiques clés : gestion des équilibres techniques, segmentation des contrats, distribution multicanal et souscription en ligne
- Comparer les performances financières des opérateurs : évolution des acteurs historiques et positionnement des nouveaux entrants
- Analyser les politiques de gestion du risque avec des assureurs qui cherchent à peser sur l’offre de soins
- Appréhender les processus de rapprochement au sein des complémentaires santé
- Anticiper les perspectives de reconfiguration du secteur et l’évolution des positions concurrentielles
Présentation
Plan de l'étude
Entreprises analysées
Un marché de la complémentaire santé tiré par les hausses tarifaires
Des cotisations mécaniquement impactées par la hausse des taxations
Fin de l’exonération de la taxe sur les conventions d’assurance pour les contrats responsables et solidaires en 2009, passage de cette taxe de 3,5 % (2010) à 7 % (2011)… Les complémentaires santé sont particulièrement mises à contribution par les pouvoirs publics. Sans oublier le PLFSS 2012 dont un amendement prévoit de taxer leurs réserves, jugées excessives.
Les complémentaires santé ont répercuté ces hausses dans leurs tarifs, et ce d’autant plus que les dépenses de santé continuent de croître. La tendance devrait se poursuivre dans les années à venir : pour 2012, la Mutualité Française a annoncé des hausses entre 4 et 5 %, le GEMA entre 2 et 5 %. Le risque est à terme celui d’une désolvabilisation d’une partie de leur clientèle.
Les complémentaires santé ont répercuté ces hausses dans leurs tarifs, et ce d’autant plus que les dépenses de santé continuent de croître. La tendance devrait se poursuivre dans les années à venir : pour 2012, la Mutualité Française a annoncé des hausses entre 4 et 5 %, le GEMA entre 2 et 5 %. Le risque est à terme celui d’une désolvabilisation d’une partie de leur clientèle.
Le paysage des offres santé va être redessiné par la remise en question des contrats responsables
Comment innover face aux contraintes ?
La pression accrue sur les équilibres techniques et les revenus de la gestion financière va peser sur l’évolution des offres en santé, tant en individuel qu’en collectif. Les assureurs vont devoir retravailler leurs offres : segmentation accrue, régulation des prestations par le recours aux plateformes santé et aux réseaux de soins, offres « low cost » (maîtrise des coûts de gestion, couverture privilégiant les gros risques, etc.).
Le faible écart de taxe entre les contrats responsables et les autres va redessiner les contours des offres santé : rétablissement de contraintes à l’entrée en faisant du scoring sur le modèle bancaire et réflexion sur de nouveaux contrats favorisant la modération des dépenses, en jouant sur l’orientation des assurés, les négociations tarifaires avec certains professionnels de santé ou encore la valorisation des comportements responsables.
Le faible écart de taxe entre les contrats responsables et les autres va redessiner les contours des offres santé : rétablissement de contraintes à l’entrée en faisant du scoring sur le modèle bancaire et réflexion sur de nouveaux contrats favorisant la modération des dépenses, en jouant sur l’orientation des assurés, les négociations tarifaires avec certains professionnels de santé ou encore la valorisation des comportements responsables.
La poursuite inéluctable du mouvement de consolidation, accentuée par les contraintes réglementaires et les stress financiers
Quel impact de la crise de la dette souveraine des pays de la zone euro sur les assureurs ?
Dans un contexte d’exigences prudentielles accrues liées à Solvabilité II et de manque de visibilité politique et réglementaire, la course à la taille critique est renforcée. Le mouvement de concentration est aujourd’hui porté par les mutuelles et les institutions de prévoyance, consacrant l’émergence de nouveaux pôles : Humanis, Malakoff Médéric, Harmonie Mutuelles ou encore Istya. La situation concurrentielle devrait encore évoluer, avec l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché (La Banque Postale, Matmut, GMF, etc.) et la fragilisation des assureurs les plus exposés à la crise de la dette souveraine des pays en difficulté de la zone euro.
Groupama a ainsi vu fondre en 2011 ses fonds propres, impactant directement ses marges de solvabilité et l’amenant à devoir procéder à des cessions probables d’actifs à court terme. Si tous les acteurs présents sur le marché de l’assurance santé sont touchés à des degrés divers (moindre exposition des mutuelles 45 et des institutions de prévoyance), on peut s’interroger sur la capacité des assureurs à absorber le choc : les difficultés de Groupama resteront-elles une exception dans le paysage français ?
Groupama a ainsi vu fondre en 2011 ses fonds propres, impactant directement ses marges de solvabilité et l’amenant à devoir procéder à des cessions probables d’actifs à court terme. Si tous les acteurs présents sur le marché de l’assurance santé sont touchés à des degrés divers (moindre exposition des mutuelles 45 et des institutions de prévoyance), on peut s’interroger sur la capacité des assureurs à absorber le choc : les difficultés de Groupama resteront-elles une exception dans le paysage français ?














