Fiche technique
  • À partir de 2 950 €
  • Rédigée en français
  • Publiée en Septembre 2011
  • 395 pages
  • Formats disponibles :
Papier     PDF



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Expert du pôle Pharmacie - Santé

Magali AFFRE
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La distribution du médicament en France

Distribution pharmaceutique de gros et de détail : enjeux et mutations des modèles économiques

Une étude de marché pour :
  • Mesurer le poids des différents circuits
  • Analyser les stratégies des laboratoires et des distributeurs (dépositaires, répartiteurs et pharmacies)
  • Comprendre les axes de développement des enseignes de pharmacies, acteurs majeurs de la recomposition du réseau officinal
  • Identifier les nouveaux modèles d’organisation à l’horizon 2015, entre intégration aval et amont par les grossistes-répartiteurs et prestations de services

Présentation
Plan de l'étude
Entreprises analysées
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Un modèle économique de la répartition de plus en plus menacé
Des marges sous pression et des volumes de ventes qui diminuent
Sous l’effet conjugué des mesures des pouvoirs publics visant à réduire le coût des dépenses de médicament et d’un chiffre d’affaires qui augmente faiblement (+ 1,1 % en moyenne par an depuis 2008), la répartition voit ses marges, déjà faibles, s’effriter. La plupart des acteurs présents en France dégagent des marges nettes étroites (très souvent inférieures à 1 % du chiffre d’affaires).
Dans ce contexte difficile, les grossistes répartiteurs demandent une évolution de leur mode de rémunération, désormais déconnecté du mix produit. Les produits de la chaîne du froid, qui exigent de lourdes contraintes logistiques et sur lesquels les répartiteurs touchent la même marge que pour les médicaments classiques, selon le principe de la marge dégressive lissée en vigueur, comptent pour 18 % des produits distribués en valeur par ce circuit.

La consolidation du réseau officinal fait émerger de nouveaux interlocuteurs pour les laboratoires et les groupes de répartition
La montée en puissance des enseignes a modifié en profondeur l’approche traditionnelle de l’officine
Ces dernières années, à l’initiative des groupements, plus d’une quinzaine d’enseignes ont été créées, regroupant entre 10 et 15 % des officines françaises. Cette recomposition du paysage officinal a permis le renforcement du pouvoir de négociation des pharmacies auprès de leurs fournisseurs, grossistes-répartiteurs et laboratoires pharmaceutiques.
Les enseignes font toutefois face à un contexte politique et réglementaire en plein bouleversement, qu’il s’agisse du débat sur le nombre optimal de pharmacies, les réflexions sur la prescription officinale, la dégradation de la santé de l’officine ou les négociations en cours sur la mise en œuvre d’une rémunération mixte alliant marge commerciale et indemnisation de prestations de services.

Les nouveaux modèles d’organisation de la distribution pharmaceutique répondent aux politiques commerciales des laboratoires visant à se rapprocher de l’officine
Rapprochement des trois métiers de la distribution (dépositaire, répartiteur, détaillant) et basculement vers la prestation de services
Face à la multiplication des déremboursements, la dispensation croissante en ville de spécialités hospitalières et la nouvelle segmentation de leur portefeuille, les laboratoires ont la volonté de se rapprocher des détaillants, afin de garder le contrôle sur leur politique commerciale et la vente de leurs produits sur le point de vente. L’envolée des ventes directes et le développement du modèle DTP reflètent ces nouvelles préoccupations.
La réponse des acteurs de la distribution est claire : l’intégration en amont et en aval de la chaîne de distribution par les répartiteurs, au travers du développement d’activités dépositaires et la création de groupements de pharmacies, ainsi que la création d’une offre de services plus large.

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