Fiche technique
  • À partir de 1 550 €
  • Rédigée en français
  • Publiée en Septembre 2012
  • 133 pages
  • Formats disponibles :
Papier     PDF



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Expert du pôle Sport, Tourisme, Loisirs

Caroline JAUBOURG
Tel : 01 49 53 22 25



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Les modèles économiques du football en Europe

Mondialisation, stratégies, gouvernance, prescriptions et bonnes pratiques

Une étude de marché pour :
  • Comprendre les marchés du football en France et en Europe
  • Assimiler les nouvelles donnes de la mondialisation du foot business et mesurer l’élasticité du marché
  • Evaluer les risques systémiques
  • Maîtriser les outils de gestion, du marketing et de la commercialisation (Ex : yield management)
  • Piloter l’édification de stades et la performance économique
  • Tirer partie des bonnes pratiques dans les grands championnats européens
  • Faciliter l’insertion du football dans l’économie française pour le plus grand bénéfice du public, des acteurs privés et publics.

Présentation
Plan de l'étude
La mondialisation accompagne l’économie du football et bouleverse les équilibres en introduisant de nouveaux acteurs riches
Le marché mondial du sport devrait connaître une croissance de l’ordre de 3,5% par an jusqu’à 2015. L’ensemble du marché mondial pèserait ainsi 145 milliards de dollars, en particulier grâce à la croissance ultra dynamique des pays émergents. La principale leçon de géo-économie des 10 dernières années est que les grandes compétitions sportives, football en tête, sont elles aussi rentrées dans une mondialisation accélérée de la demande. Le marché est désormais élastique. Les nouveaux publics, et par conséquent, les nouveaux gisements de revenus, sont en Asie.
Les anciens pays développés sont moins puissants (mais conservent à ce stade le monopole de l’offre), les nouveaux marchés de la demande regorgent de liquidités. Les nouveaux riches du football viennent puiser dans le réservoir des grands footballeurs des championnats européens. Ils entretiennent une inflation sur le prix des transferts.
De son côté, le football européen produit des déficits et dans quelques cas, plus rares, des bénéfices. L’Europe du football reste à construire : les entreprises (les clubs) participent à des compétitions communes, comme la Champions League ou la Coupe Europa, mais évoluent dans des espaces aux règles différentes : règles concurrentielles, fiscales ou sociales. Il existe plusieurs modèles de football professionnels en Europe, toutefois, la convergence imposée par la réforme du Fair Play financier proposé par Michel Platini pourrait bien changer la géographie du football européen et à terme profiter aux bons élèves. Sur 30 clubs européens qui disputent les phases finales de la Champions League, seulement 4 présentent des budgets équilibrés.

Les différents modèles européens du football font apparaître d’importantes divergences de ressources et de modèle de propriété
Rien de commun entre les grands clubs allemands et français gérés au cordeau, sous le contrôle d’une autorité de tutelle (la DNCG) et les clubs italiens ou espagnols en liquidation judiciaire, artificiellement maintenus en situation de survie. L’étude propose une analyse des grands modèles européens ( Grande-Bretagne, Espagne, Allemagne, Pays-Bas et France) avec une classification des championnats en fonction des sources de financement (droits tv, billetterie, ancillary revenues) et en fonction du modèle de propriété des actifs corporels (stades et équipements). Le développement des championnats émergents, notamment en Chine, impacte les anciens territoires du football, notamment en Europe (inflation par renchérissement de la demande, associations et joint venture, etc.).

Des bonnes pratiques de gestion pour optimiser la rentabilité des clubs professionnels français et valoriser le championnat et l’image du football
L’analyse des différents championnats européens fait apparaître des bonnes pratiques de gestion applicables aux clubs français professionnels et au fonctionnement des championnats de L1 et L2 :
  • Rénovation des stades (modèle allemand) et utilisation rationnelle et profitable des nouveaux équipements (ex. : politique de naming)
  • Segmentation tarifaire billetterie plus large sur la base d’une analyse fine des publics : Yield management et développement du merchandising
  • Transferts de technologie et contrat d’association avec des clubs émergents
  • Concurrence des opérateurs télévisés
  • Modération du matraquage fiscal et retour au DIC
  • Salary cap, plafonnement des salaires/CA et, éventuellement, répartition des recettes (récompense des clubs éleveurs par les clubs chasseurs).
  • Système du point offensif (renforcement du spectacle, soutien à l’offensive)
  • Ligue 1 resserrée et accession Ligue 2 à Ligue 1 plus exigeante
  • Programme de communication et d’éducation pour revaloriser l’image du football et de ses acteurs
Toutes ces propositions visent à améliorer la rentabilité du marché et de ses entreprises, les clubs, en considérant le football comme une industrie avec de véritables règles économiques, budgétaires et commerciales. Elles s’appuient sur l’expertise de nombreux acteurs économiques de premier plan du football européen. Elles reposent sur l’adoption d’une rigoureuse transparence financière, Fair play financier, et devraient permettre, d’une part, de faire face au danger profond pour le modèle économique du football que représente le développement des paris truqués et, d’autre part, d’améliorer l’image dégradée du football en France.

Présentation de l’auteur
Pascal Perri
Pascal Perri est économiste et consultant économique pour l’agence RMC sport. Il dirige PNC marketing service et conseille des collectivités pour leur politique touristique, des entreprises sportives et de loisir pour leur développement commercial. Auteur de « Ne tirez pas sur le foot » paru aux Editions J.C Lattès en 2011, il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la consommation et les politiques de prix. Pascal Perri anime deux séminaires de formation pour les Echos Formation, l’un sur les stratégies low cost, l’autre sur le choix du bon pricing.