Fiche technique
  • À partir de 2 450 €
  • Rédigée en français
  • Publiée en Octobre 2011
  • 222 pages
  • Formats disponibles :
Papier     PDF



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Sabrina TIPHANEAUX
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Le marché européen des énergies renouvelables

Eolien, photovoltaïque, hydroélectricité, biomasse, géothermie : opportunités de croissance, positionnement des opérateurs, mouvements stratégiques sur les marchés d’avenir

Une étude de marché pour :
  • Apprécier le dynamisme des principales filières d’énergies renouvelables pour la production d’électricité en Europe
  • Faire le bilan de l’arsenal réglementaire mis en place par les Etats pour soutenir leur développement
  • Comprendre le modèle économique de ce secteur et comparer la compétitivité des différentes énergies
  • Identifier les opportunités de développement et les menaces par pays et par filière
  • Dresser le palmarès des principaux intervenants du secteur (équipementiers / exploitants)
  • Etablir des scénarios prévisionnels et anticiper l’évolution du jeu concurrentiel

Présentation
Plan de l'étude
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Les objectifs européens de développement des énergies renouvelables sont ambitieux
Le paquet énergie / climat : une étape majeure
Pour lutter contre le réchauffement climatique, l’Union européenne s’est fixée des objectifs chiffrés en matière de développement des énergies renouvelables à travers la directive de 2001 puis le paquet énergie / climat. Celui ci prévoit une part de 20 % d’EnR dans la consommation finale d’énergie à l’horizon 2020. Pour satisfaire à leurs engagements, les pays se sont dotés de différents dispositifs d’aide et de soutien (tarifs d’achat, systèmes de quotas …) qui ont permis l’envolée de certaines filières en particulier le photovoltaïque et l’éolien. Pour autant, le bilan à mi-parcours est mittigé. La plupart des Etats membres sont en retard sur leurs prévisions (notamment la France) et le chemin est encore long pour atteindre les objectifs fixés.

Un secteur encore largement subventionné
Le soutien public de ces filières est lié à des enjeux écologiques mais aussi socio-économiques et politiques
La crise a pesé sur le développement des EnR. La dégradation des conditions de financement a entraîné le gel voire l'annulation de certains projets et un tassement des investisements. A l’heure où les politiques d’austérité sont de rigueur, se pose également la question du coût pour la collectivité du développement de ces énergies qui ne sont toujours pas compétitives. Les filières les plus soutenues ont d'ores et déjà subi d’importants coups de rabots notamment en Espagne et en France. La catastrophe nucléaire de Fukushima relance cependant le débat sur les EnR qui apparaissent plus que jamais comme une des solutions à privilégier pour diversifier le mix énergétique. Si un développement accéléré des énergies renouvelables en Europe semble ainsi inéluctable, tout l’enjeu des gouvernements pour les prochaines années sera de savoir quelles filières soutenir en priorité (celles où les gisements d’emplois sont les plus importants) et comment les soutenir efficacement ?

Malgré un marché porteur, les industriels sont sous pression
Une concurrence féroce qui pèse sur les performances financières de certains fabricants
    Les équipementiers font face à un environnement de marché difficile (concurrence asiatique, guerre des prix, baisse des subventions …). Pour rester compétitifs, ils misent notamment sur :
  • l’innovation avec deux enjeux clés : l’augmentation de la puissance des équipements et l’amélioration de leurs rendements énergétiques (technologies à couches minces pour la filière photovoltaïque par exemple)
  • la réduction du coût des équipements, principal poste de dépense d’un projet de production d’électricité renouvelable
  • l’élargissement de leur gamme et l’intégration de nouvelles compétences à l’image de Gamesa et Alstom qui préparent leurs premiers modèles de turbine offshore ou d'Areva qui s'est positionné en 2010 sur le solaire thermique à concentration
  • l'accroissement des capacités de production pour servir le marché notamment les nouvelles zones de croissance (Etat-Unis, Chine ...). Pour certains, cela se fait au prix d'arbitrages dans leur portefeuille d'actifs (baisse des capacités de production et fermeture d'usines sur leurs marchés historiques)
  • la consolidation du secteur (taille critique).

Les exploitants, engagés dans une course aux parts de marché, multiplient les projets
Des plans d’investissement ambitieux pour profiter des mécanismes de soutien et se positionner sur les marchés d’avenir
Le décollage des énergies renouvelables (hors grande hydaulique) a été initié par des exploitants indépendants, mais les grands énergéticiens européens ont mis la main sur ce marché à coup d’acquisitions. Ils sont désormais à l’origine de la plupart des grands projets et affichent clairement leurs ambitions, en témoigne la reprise en main de leurs filiales dédiées par EDF et Iberdrola. Si l’éolien concentre l’essentiel des projets (notamment dans le offshore avec en tête E.ON et RWE), ils investissent également les autres filières d’avenir dont certaines sont encore confidentielles pour la production d’électricité comme les énergies marines. EDF a ainsi prévu d'installer le premier parc hydrolien au monde avant fin 2012.

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