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gessolini : Qu’est ce que c’est?

Homme âgé en costume noir près d'une fontaine dans une rue italienne

Le mot gosselin appartient au vocabulaire populaire et argotique de la langue française. Avec ses variantes gosseline, gosselot et gosselette, il illustre la richesse du parler familier. Dérivé de « gosse », ce terme aux usages multiples selon le genre et le contexte a traversé la littérature française du XIXe au XXe siècle, laissant des traces dans des œuvres majeures.

Définition et sens du mot gosselin selon le genre et le contexte

Le terme gosselin recouvre deux sens distincts selon le contexte d’emploi. Comprendre cette nuance est essentiel pour saisir la richesse de cet argot.

Un mot pour désigner le jeune enfant

Au sens premier, gosselin désigne un jeune enfant, un bambin, un gamin. Ce sens s’applique au masculin comme au féminin, sans distinction. Le mot rejoint ainsi des termes comme « gosse » ou « môme » dans le registre familier. La prononciation se note gosselin [gɔslɛ̃] et gosseline [-lin].

Forme Genre Sens principal
Gosselin Masculin Jeune garçon, gamin
Gosseline Féminin Jeune fille, maîtresse (argot)
Gosselot Masculin Jeune homme (rare)
Gosselette Féminin Jeune fille (rare)

Les usages féminins, plus fréquents et plus nuancés

Au sens second, le mot s’applique à un jeune homme ou une jeune femme. Le féminin gosseline peut aussi désigner, dans certains contextes argotiques, une maîtresse ou une catin. Ce glissement sémantique reflète la subjectivité propre à l’argot populaire. Le mot est surtout usité au féminin.

Femme en jean et pantalon noir dans une vieille rue pavée

Étymologie et premières attestations du terme gosselin dans la langue française

Gosselin est dérivé de « gosse », avec adjonction des suffixes -in et -ine et d’un « l » de transition phonétique. Cette construction morphologique est typique du français populaire du XIXe siècle.

  • Première attestation de gosselin : 1827, relevée dans les sources argotiques (Esn.)
  • Première attestation de gosseline : 1836, chez Vidocq dans Voleurs, tome 2

François Coppée, dans Vrais riches (1891), emploie le terme pour décrire des gosses et gosselines du faubourg Saint-Marceau. Alphonse Daudet, en 1895, désigne une jeune enfant abandonnée par des roulottiers. Francis Carco, dans Jésus-la-Caille (1914), utilise gosseline pour évoquer une maîtresse et gosselot dans un registre argotique familier.

  1. Paul Morand (1931) associe gosselines à d’autres termes d’argot dans une liste évocatrice.
  2. Blaise Cendrars (1924) et Hervé Bazin (1951) emploient respectivement gosselette et gosseline dans des contextes poétiques ou contemplatifs.

Pour mieux gérer la valorisation d’un patrimoine linguistique ou culturel et comprendre comment un gestionnaire de patrimoine peut vous aider, il est utile de comprendre la profondeur historique de ces héritages. Ce mot, discret mais riche, illustre comment le langage populaire forge son propre imaginaire collectif.

Cecile
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